Joie et aire frais, l'envie d'uriner est présente,
qu'importe. Le bonheur d'un tête à tête n'ayant rien
de tumultueux, et non réciproque me donne une
grande alimentation cérébrale. Le mot « Je t'aime »
est tellement devenu commun et exprimé à tout va,
que cela en devient vulgaire. Alors, je dirai juste,
j'éprouve une grande attirance non partagée à ton
égard. J'appréciais grandement ta façon enfantine,
d'exprimer des mots sans importances. J'ai le
goût chocolaté d'un « Fumer Tue » aux lèvres. Et toi,
qui paraissait grande et puissante : belle. Me
demandant si l'amour était présent dans mes sentiments
quotidiens. Avec impériosité je t'ai répondu une
phrase chargée de négations. Je vais droit contre
mes émotions. Hier, la gorge serrée anxieux d'un
avenir incertain de réflexions infectes. Je faisais
tout pour ne pas t'adresser ni même un regard, ni
une parole. Mais aujourd'hui, pour mon double tranchant,
tu seras un plaisir nocturne : Une image fausse.
En y repensant bien, je suis fière, d'avoir tenu un
regard grave, sans sourire intimidant. Il faut oublier.
Dans la salle de physique, lors d'une promenade
avec ton chien, chez moi, chez toi, en classe, un
espace vide, mon arrêt de bus : ces lieux sont des
orgasmes à eux même, et je me dis, que cela a été
une grossière erreur de le dire. Garder ce passage
pour nous. Et bien je l'ai dit à la seule personne dont
je suis jaloux. J'aurai eu comme une fausse longueur
d'avance. Bien sur : « Je le savais déjà ». Est cassant.
PETIT-PRINCE
URINOIR