Ses mains gelées n'ont que la maigre solution
de se frotter continuellement contre ses poches de son
manteau bleu. Acheté aléatoirement dans une de ces
grandes entreprises japonisées, il marchait. La neige
tombait comme si cela était sa première fois aux yeux
de cette humanité et même auprès de ce sombre brouillard
du 8novembre 1953. Mais ce bruit familier, du tassement
de la neige par ses pats lourds, lui rappel de nombreux
sentiments glacial et ponctuels. Tout est devenu sourd.
La trace enneigée de cette pointure faisant à vue d'oeil,
41 ne fut d'aucune subtilité surprenante. C'est à ce moment,
pourtant sans profondeur, que la trace humaine que
déposait sa présence en mouvement fut accompagnée
d'un autre. Elle l'attendait. Désormais, le 41 s'entremêlait
avec un 38 fondant la neige par cette douce idée que
le printemps n'était pas si loin.